L'actualité

05.02.2018

"Mon plus grand souhait, …" projet photographique au lycée Pixerécourt (54)

De la conception à l’exposition.

La classe de BTSA 2e année de la filière Gestion et Protection de la Nature du Lycée Pixerécourt travaille sur un sujet photographique sensible. Dans le cadre de notre formation, nous avons étudié les différentes migrations animales et végétales. Nous avons constaté que les humains sont aussi concernés par cette même problématique ; dans le cadre du Module d’Initiative Local (MIL), Arts Sciences et Nature, il nous été proposé de travailler sur le thème : Les Migrations. Les 23 étudiants de la classe, en collaboration avec Claude Philippot, photographe professionnel, et encadrés par Mmes BLANCHOT et MATTE proposent une exposition photographique pour raconter 6 migrations. L’objectif de ce projet est d’interroger la notion de migration en relatant les parcours de vie de 6 résidents du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA) d’Essey-Lès-Nancy. Le vernissage de cette exposition présentée au lycée agricole de Pixerécourt a eu lieu le 18 janvier.

Retour sur le projet photographique voyage

Une première rencontre entre les résidents volontaires et les étudiants s’est tenue le mercredi 27 septembre 2017. Suite à ce moment de partage, des groupes se sont formés autour de chacun. Âgés de 23 à 44 ans, émus, hommes et femmes se sont livrés sur leur parcours. Une visite commune de leur lieu de vie temporaire nous été proposée pour découvrir leur quotidien. L’objectif de ce travail était d’aller à leur rencontre et nous avons été impressionnés par leur courage, leur optimisme et leurs ambitieux projets. Nous avons plus d’une fois été bouleversés par leurs histoires touchantes.
Le 5 décembre dernier, nous avons accueillis nos modèles. En présence du photographe, dans une salle de cours improvisée en studio, nous avons débuté la réalisation des différentes prises de vues qui composent ces séries. Celles-ci sont rythmées par divers accessoires et effets personnels représentant des symboles forts : signes religieux, lettres, livres, arbre, ours en peluche... Il ne fut pas simple de réaliser le portrait d’une personne souhaitant rester anonyme et surtout méconnaissable. La quasi-totalité des migrants rencontrés ne peuvent en effet courir le risque d’être reconnus tant qu’ils n’ont pas acquis le statut protecteur de refugié.

Manon Cerqueira, Sophie Lebrun, Lisa Touvet